Le 16 mai 2015, au Centre de  Rencontre Franz Stock (CERFS)  Hubert Briand a fait une conférence sur le sort des prisonniers allemands en France à la fin de la dernière guerre mondiale. Une trentaine de personnes l’ont écouté et ont même prolongé l’exercice en soulevant et en  débattant de nombreuses questions.  M. Briand a effectués des mises au point sur nombre rumeurs que cette période qui s’étend jusqu’en 1948 engendrent . Il a rétabli concrètement les faits au niveau national et local.Le conférencier a surtout décrit une évolution des mentalités envers ces hommes,  ces 700.000 prisonniers dont  28.000 ne sont pas rentrés en Allemagne et se sont établis en France. La haine a fait place à une normalisation et même à une parfaite intégration. Grace à des rapports de proximité, le facteur humain l’a finalement emporté sur les idées politiques.M. Briand a expliqué que la rétrocession de prisonniers de la part des Américains et des Anglais, se révélait sous certains aspects avoir été un cadeau empoisonné. Les moyens dont disposait la France pour les traiter selon la Convention de Genève, étaient loin d’être suffisants. Il est vrai que ces prisonniers représentaient une main d’œuvre pour déblayer les axes routiers bombardés,  déminer, suppléer dans les fermes aux Français encore retenus prisonniers en Allemagne. Dans la région de Chartres, on se souvient entre autres des hommes envoyés dans la forêt de Senonches ou à la briqueterie d’Angerville. Les participants n’ont assurément pas regretté leur venue et ont pu se forger une opinion plus nuancée sur ce sujet encore un peu tabou.