Les Amis de Franz Stock

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DE G À DR : S.CHMELEWSKY, A.IOOS, M.
DISCOURS DU REPRÉSENTANT DÉPARTEMENTAL DE LA FONDATION DU PATRIMOINE

  La Maison Ioos, à deux pas de la cathédrale, a souhaité marquer la gastronomie historique de la ville, par la création d’une pâtisserie du nom de « Chartrenser ». à l’exemple des traditionnels « Mentchikoffs », conçus à Chartres à la fin du XIXe siècle en souvenir de l’alliance franco-russe, Cette appellation de Chartrenser (« chartrains ») est celle que se sont donné les prisonniers allemands étudiants volontaires de 1945 à 1947 au "Séminaire des Barbelés" du Coudray .Ces étudiants se sont constitués après guerre en association sous ce nom, manifestant ainsi leur reconnaissance aux habitants de Chartres et sa région où ils avaient poursuivi leur formation de théologiens pour rénover le clergé allemand et aider à la réconciliation des deux pays au sortir de la guerre.En créant ce « produit-partage », sur la vente duquel quelques euros seront là chaque fois reversés à la fondation du Patrimoine, la Maison Ioos souhaite concourir à la restauration de l’ancien bâtiment du « Séminaire des barbelés », aujourd’hui Centre Européen de Rencontres Franz Stock pour perpétuer le souvenir d’un geste de réconciliation qui honore  Chartres , son et  sa région.

 

    

Theresia Stock, la plus jeune soeur de Franz Stock, a fêté son 90ème anniversaire le 16 0ctobre dernier. Les Amis de Franz Stock, représentés par Jean Mercier et M. et Mme Tuvache, lui ont transmis les meilleurs voeux de notre association.

Texte des voeux d'anniversaire adressés à Theresia par les AFS : pour lire ce texte cliquez ici

 

MILLE QUATRE CENT VINGT NEUF VISITEURS EN DEUX JOURS POUR LA FÊTE DE LA SCIENCE HEBERGEE AU SEMINAIRE DES BARBELES

En cette année de la Miséricorde, le presbyterium du diocèse de Nanterre s'est tenu à Chartres le 6 Octobre, en mémoire de Franz Stock apôtre de la miséricorde et messager de paix. Emmenés par Mgr Aupetit, Evêque de Nanterre,ce groupe de 110 personnes a visité le séminaire des barbelés et y a déjeuné.

 

A l'occasion de la Xème  Fête  des vendanges organisee à Chartres par l 'association de la  Commune Libre de St.Brice , celle-ci a offert aux Amis de Franz Stock une statue en bois de l'abbé Franz Stock. La sculpture a été réalisée en deux jours devant le public présent à la manifestation par M. Gérard  Feruel, champion de France 2002 de sculpture à la tronçonneuse, qui a son atelier à Sure, dans l'Orne.
Cette oeuvre prendra place face à l'entrée du Séminaire des barbelés - Centre Européen de Rencontres Franz Stock au camp du Coudray.La statue tirée d'une bille de  bois de cèdre de plus de 200 ans, provient d'un ancien presbytère de Coulonges les Sablons dans l'Orne, sera gardée qqs mois à l abri et traitée à l' huile de lin avant sa mise en place à l'extérieur. Elle est presque certainement la première statue de Franz Stock en pied, et tout à fait surement la première statue de celui-ci en bois./.

Samedi 12 septembre 2015 a été célébrée l’ouverture du Séminaire des barbelés, au Coudray, aux portes de Chartres. Le séminaire des barbelés fut un vrai miracle.

A compter du 17 août 1945, le « Séminaire des barbelés », installé au Coudray tout près de Chartres, a rassemblé des jeunes qui ont poursuivi leur vocation ou qui l’ont trouvée dans l’épreuve de la guerre et dans la condition de prisonnier avec toutes ses rigueurs. Beaucoup ont eu leur vie transformée par ce temps d’étude, de prière et de vie communautaire dans ce séminaire inattendu qui a donné plus de 600 prêtres à l’Eglise d’Allemagne. 

        Si l’on songe aux montagnes de haine, de souffrance, de vengeance de l’après-guerre, cette idée d’un séminaire  rassemblant des prisonniers allemands d’une armée vaincue dans un coin de la terre de France, à l’ombre de la cathédrale de Chartres, cette initiative décidée d’un commun accord par des évêques et des militaires étonne par son audace.

Aujourd’hui, on comprend toujours mieux la phrase prophétique du futur Jean XXIII : « Le séminaire de Chartres est tout à l’honneur de la France comme de l’Allemagne. Il deviendra un jour le symbole de l’entente et de la réconciliation des deux peuples. »

Comment est né le Séminaire des barbelés ?

        

C’est à cette question souvent posée qu’a répondu la conférence de Stéphane Chmelewsky, président des Amis de Franz Stock. En 3 tableaux il a évoqué la genèse du Séminaire des Barbelés en trois tableaux mettant en scène les principaux acteurs de cette histoire. Texte de la Conférence de Stéphane Chmelewsky

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Première partie : Cinquième symphonie en ut mineur opus 67

Seconde partie : Quatrième mouvement de la Symphonie N° 9,  « Hymne à la joie »

Interprétés  par le Grand Chœur du CRD, Maîtrise du CRD, Orchestre Symphonique du CRD

Chef des Chœurs : Philippe Frémont,  Direction : Michel Bienaimé

Le 26 juin 1945, cinquante états signaient à la conférence de San Francisco l’acte fondateur de l’Organisation des Nations Unies. Après six années de conflit, ils manifestaient ainsi l’espoir de se donner les moyens de veiller à ce que la plus légitime aspiration de l’homme, celle de vivre en paix, puisse être satisfaite dans la durée. une fois de plus, après l’échec de la Société des Nations,

Le 26 Juin 2015, soixante dix ans plus tard, le Séminaire des barbelés – Centre européen de rencontres Franz Stock  accueillait  le Grand Chœur, la Maîtrise et l’Orchestre Symphonique du CRD pour ce Jour de l’ONU exceptionnel. Quoi de plus naturel que de le fêter dans ces lieux si l’on songe que  Franz Stock, qui fût le supérieur de ce Séminaire, tenta en 1922, à dix huit ans, de se rendre à Genève pour soutenir la candidature de l’Allemagne à la Société des Nations, l‘institution qui précèda l’ONU, tant il lui paraissait important que son pays puisse participer à cette première tentative de la société internationale de prévenir, par la négociation et la conciliation, le règlement des conflits par la force. Il est vrai qu’il  se fit refouler à la frontière, étant dépourvu de visa !

Quoi qu’il en soit , quelle œuvre aurait été susceptible de mieux commémorer  la circonstance  que le final de la neuvième symphonie de Beethoven, l’Hymne à la Joie, devenu depuis pour partie l’Hymne Européen, célébrant l’amour, la joie et la fraternité entre les hommes. « Soyez unis êtres par millions! Qu’un seul baiser enlace l’univers ! » comme l’affirme Schiller dans son ode à la joie . La musique du plus humaniste , du plus universel  des musiciens prit ce soir là tout son sens, pendant un concert qui a été moins solennel qu’animé par un  élan de partage et d’amitié. Même si l’œuvre est extrêmement difficile, trop difficile peut-être pour un orchestre de jeunes, l’interprétation qui en a été donnée a sonné comme une profession de foi de la jeune génération réunie aux adultes du Grand Chœur, en tout cent soixante exécutants.

 

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A l'issue du conseil d'administration qui s'est tenu le 18 Juin, les AFS ont exprimé leur reconnaissance à Jean Peynichou, président sortant, pour son action à la tête de l'association durant sept ans. MM Dominique Soulet, Maire du Coudray et Patrick Geroudet, Maire adjoint de Chartres nous  ont fait l'honneur de leur présence.

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Le 21mai 2015, Le CERFS (Centre Européen de Rencontre Franz Stock) accueillait les lycéens pour leur présenter certaines actions européennes et les possibilités de mobilités pour les jeunes en Europe.

Hubert Briand pendant sa conférence

 Le 16 mai 2015, au Centre de  Rencontre Franz Stock (CERFS)  Hubert Briand a fait une conférence sur le sort des prisonniers allemands en France à la fin de la dernière guerre mondiale. Une trentaine de personnes l’ont écouté et ont même prolongé l’exercice en soulevant et en  débattant de nombreuses questions.  M. Briand a effectués des mises au point sur nombre rumeurs que cette période qui s’étend jusqu’en 1948 engendrent . Il a rétabli concrètement les faits au niveau national et local.Le conférencier a surtout décrit une évolution des mentalités envers ces hommes,  ces 700.000 prisonniers dont  28.000 ne sont pas rentrés en Allemagne et se sont établis en France. La haine a fait place à une normalisation et même à une parfaite intégration. Grace à des rapports de proximité, le facteur humain l’a finalement emporté sur les idées politiques.M. Briand a expliqué que la rétrocession de prisonniers de la part des Américains et des Anglais, se révélait sous certains aspects avoir été un cadeau empoisonné. Les moyens dont disposait la France pour les traiter selon la Convention de Genève, étaient loin d’être suffisants. Il est vrai que ces prisonniers représentaient une main d’œuvre pour déblayer les axes routiers bombardés,  déminer, suppléer dans les fermes aux Français encore retenus prisonniers en Allemagne. Dans la région de Chartres, on se souvient entre autres des hommes envoyés dans la forêt de Senonches ou à la briqueterie d’Angerville. Les participants n’ont assurément pas regretté leur venue et ont pu se forger une opinion plus nuancée sur ce sujet encore un peu tabou.