Les Amis de Franz Stock

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Samedi 12 septembre 2015 a été célébrée l’ouverture du Séminaire des barbelés, au Coudray, aux portes de Chartres. Le séminaire des barbelés fut un vrai miracle.

A compter du 17 août 1945, le « Séminaire des barbelés », installé au Coudray tout près de Chartres, a rassemblé des jeunes qui ont poursuivi leur vocation ou qui l’ont trouvée dans l’épreuve de la guerre et dans la condition de prisonnier avec toutes ses rigueurs. Beaucoup ont eu leur vie transformée par ce temps d’étude, de prière et de vie communautaire dans ce séminaire inattendu qui a donné plus de 600 prêtres à l’Eglise d’Allemagne. 

        Si l’on songe aux montagnes de haine, de souffrance, de vengeance de l’après-guerre, cette idée d’un séminaire  rassemblant des prisonniers allemands d’une armée vaincue dans un coin de la terre de France, à l’ombre de la cathédrale de Chartres, cette initiative décidée d’un commun accord par des évêques et des militaires étonne par son audace.

Aujourd’hui, on comprend toujours mieux la phrase prophétique du futur Jean XXIII : « Le séminaire de Chartres est tout à l’honneur de la France comme de l’Allemagne. Il deviendra un jour le symbole de l’entente et de la réconciliation des deux peuples. »

Comment est né le Séminaire des barbelés ?

        

C’est à cette question souvent posée qu’a répondu la conférence de Stéphane Chmelewsky, président des Amis de Franz Stock. En 3 tableaux il a évoqué la genèse du Séminaire des Barbelés en trois tableaux mettant en scène les principaux acteurs de cette histoire. Texte de la Conférence de Stéphane Chmelewsky

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Première partie : Cinquième symphonie en ut mineur opus 67

Seconde partie : Quatrième mouvement de la Symphonie N° 9,  « Hymne à la joie »

Interprétés  par le Grand Chœur du CRD, Maîtrise du CRD, Orchestre Symphonique du CRD

Chef des Chœurs : Philippe Frémont,  Direction : Michel Bienaimé

Le 26 juin 1945, cinquante états signaient à la conférence de San Francisco l’acte fondateur de l’Organisation des Nations Unies. Après six années de conflit, ils manifestaient ainsi l’espoir de se donner les moyens de veiller à ce que la plus légitime aspiration de l’homme, celle de vivre en paix, puisse être satisfaite dans la durée. une fois de plus, après l’échec de la Société des Nations,

Le 26 Juin 2015, soixante dix ans plus tard, le Séminaire des barbelés – Centre européen de rencontres Franz Stock  accueillait  le Grand Chœur, la Maîtrise et l’Orchestre Symphonique du CRD pour ce Jour de l’ONU exceptionnel. Quoi de plus naturel que de le fêter dans ces lieux si l’on songe que  Franz Stock, qui fût le supérieur de ce Séminaire, tenta en 1922, à dix huit ans, de se rendre à Genève pour soutenir la candidature de l’Allemagne à la Société des Nations, l‘institution qui précèda l’ONU, tant il lui paraissait important que son pays puisse participer à cette première tentative de la société internationale de prévenir, par la négociation et la conciliation, le règlement des conflits par la force. Il est vrai qu’il  se fit refouler à la frontière, étant dépourvu de visa !

Quoi qu’il en soit , quelle œuvre aurait été susceptible de mieux commémorer  la circonstance  que le final de la neuvième symphonie de Beethoven, l’Hymne à la Joie, devenu depuis pour partie l’Hymne Européen, célébrant l’amour, la joie et la fraternité entre les hommes. « Soyez unis êtres par millions! Qu’un seul baiser enlace l’univers ! » comme l’affirme Schiller dans son ode à la joie . La musique du plus humaniste , du plus universel  des musiciens prit ce soir là tout son sens, pendant un concert qui a été moins solennel qu’animé par un  élan de partage et d’amitié. Même si l’œuvre est extrêmement difficile, trop difficile peut-être pour un orchestre de jeunes, l’interprétation qui en a été donnée a sonné comme une profession de foi de la jeune génération réunie aux adultes du Grand Chœur, en tout cent soixante exécutants.

 

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A l'issue du conseil d'administration qui s'est tenu le 18 Juin, les AFS ont exprimé leur reconnaissance à Jean Peynichou, président sortant, pour son action à la tête de l'association durant sept ans. MM Dominique Soulet, Maire du Coudray et Patrick Geroudet, Maire adjoint de Chartres nous  ont fait l'honneur de leur présence.

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Le 21mai 2015, Le CERFS (Centre Européen de Rencontre Franz Stock) accueillait les lycéens pour leur présenter certaines actions européennes et les possibilités de mobilités pour les jeunes en Europe.

Hubert Briand pendant sa conférence

 Le 16 mai 2015, au Centre de  Rencontre Franz Stock (CERFS)  Hubert Briand a fait une conférence sur le sort des prisonniers allemands en France à la fin de la dernière guerre mondiale. Une trentaine de personnes l’ont écouté et ont même prolongé l’exercice en soulevant et en  débattant de nombreuses questions.  M. Briand a effectués des mises au point sur nombre rumeurs que cette période qui s’étend jusqu’en 1948 engendrent . Il a rétabli concrètement les faits au niveau national et local.Le conférencier a surtout décrit une évolution des mentalités envers ces hommes,  ces 700.000 prisonniers dont  28.000 ne sont pas rentrés en Allemagne et se sont établis en France. La haine a fait place à une normalisation et même à une parfaite intégration. Grace à des rapports de proximité, le facteur humain l’a finalement emporté sur les idées politiques.M. Briand a expliqué que la rétrocession de prisonniers de la part des Américains et des Anglais, se révélait sous certains aspects avoir été un cadeau empoisonné. Les moyens dont disposait la France pour les traiter selon la Convention de Genève, étaient loin d’être suffisants. Il est vrai que ces prisonniers représentaient une main d’œuvre pour déblayer les axes routiers bombardés,  déminer, suppléer dans les fermes aux Français encore retenus prisonniers en Allemagne. Dans la région de Chartres, on se souvient entre autres des hommes envoyés dans la forêt de Senonches ou à la briqueterie d’Angerville. Les participants n’ont assurément pas regretté leur venue et ont pu se forger une opinion plus nuancée sur ce sujet encore un peu tabou.

L’exposition Franz Stock et la voie vers l’Europe ouverte officiellement le lundi 4 mai par M. Claude Goasguen, maire du XVIe arrondissement de Paris accueille de nombreux visiteurs venus non seulement des quartiers proches mais aussi d’autres arrondissement de Paris. Des hommes et femmes de tous âges, des jeunes aussi accompagnés par leurs professeurs. Certains connaissent déjà Franz Stock et veulent en savoir plus sur ce précurseur de l’Europe, d’autres plus nombreux le découvrent, étonnés et admiratifs comme en témoigne le Livre d’or dont nous publierons prochainement quelques extraits.

         Les visiteurs apprécient l’exposition relatant panneau après panneau, abondamment illustrés de photos, en Français, allemand et anglais, la courte vie de l’abbé Stock. Ils sont intéressés par les écrits, les documents et les objets présentés dans les vitrines.

         Sur plusieurs écrans installés dans la mairie, tourne en boucle pour retracer les grandes étapes de sa vie.

         Demain, 7 mai, seront accueillis de nombreux scolaires.

Vous pouvez aussi écouter l'entretien radiophonique  sur Radio Notre Dame en cliquant ici.

6 mai 2015

 On a coutume de dire que lorsque le bâtiment va, tout va.

L’association des « Amis de Franz Stock » se porte donc bien. En effet si vous passez au CERFS (Centre Européen de rencontre Franz Stock) Séminaire des barbelés, vous constaterez que nous sommes encore en travaux.

La dernière phase de la restauration, avait suscité une impression d’inachevé et le stock des pots de peinture qui risquaient de se dégrader, était un reproche permanent nous pressant de rafraichir et de protéger les murs, selon le projet initial de la restauration.

Piotre, patron d’une entreprise de restauration de monuments et d'objets d'art, en France et en Pologne, depuis un mois et pour encore un mois environ, est sur place. Il effectue ces travaux de peinture. La commande de produits qui avait été passée auprès de notre généreux donateur Brillux correspondait aux besoins et aucune perte ne sera à déplorer.

                         Plafonds et murs retrouvent sous la caresse du pinceau leur aspect d’origine. Le savoir-faire de Piotre évite avantageusement une ambiance trop neuve et préserve d’une rénovation qui gommerait l’état d’origine. C’est tout un art !

Au cours des travaux, de nouvelles inscriptions ont été découvertes. Bien sûr, elles seront préservées. Ces témoignages retrouvés de la vie du camp seront mis en valeur. Elles évoquent de noms, des lieux, des dates et des faits de vie avec la chèvre qu'on nomma Franziska et qui disparut un jour mystérieusement ....!!! 

       

     

Cette délicate opération ne peut réussir que si elle est menée et exécutée par des personnes passionnées, convaincues de l’importance historique et émotionnelle du site.

Comme on peut le constater, petit à petit se réalise notre projet qui doit permettre à tous de découvrir l’histoire du camp et le premier grand acte pour la réconciliation franco-allemande.

Monsieur Jean-Louis Macron nous propose un diaporama à consulter sous la rubrique Franz Stock ---> Mont Valérien du bandeau en haut.

Nous vous conseillons de le télécharger.

Bonnes Vacances à ceux qui en profitent.

cliquez ici

 

 

 

Dans le cadre du 70ème anniversaire du Jour-J, la cathédrale de Bayeux a mis en place deux nouvelles cloches dédiées à la réconciliation et à la paix.

La première  qui porte le nom d’Edith Stein a été baptisée par Monseigneur Vingt-Trois lors de la cérémonie officielle du 6 juin en présence du Prince Charles.

                  

Parmi les jeunes parrains de la cloche figure Lukas Berting de Neheim choisi par le Franz-Stock-Komitee à l’initiative de l’Association « Les Amis de Franz Stock ».

 La deuxième cloche a été baptisée le dimanche de Pentecôte : elle porte le nom de Rose-Françoise : Rose pour Rose Stein, sœur d’Edith, et Françoise pour Franz Stock (les cloches portant toujours un prénom féminin). Sur cette cloche est inscrite la phrase de Franz Stock

« Aux yeux de Dieu, il n’y a ni Anglais, ni Français, ni Allemands, il n’y a que des chrétiens, ou tout simplement des hommes ».

Cette phrase est reproduite également en trois langues sur un kakémono à l’effigie de Franz Stock qui est suspendu dans la cathédrale et a été vu de tous les participants aux cérémonies officielles du 6 juin.

 L’exposition allemande « Franz Stock  et la voie vers l’Europe » qui se tiendra tout l’été dans la cathédrale, va être inaugurée le 27 juin à 20 h 30

par une conférence de M. Guérend, sous la présidence de Monseigneur Boulanger, évêque de Bayeux.

Pour plus d’information, vous pouvez consulter le côté allemand de ce site.